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Filou et Marc Van Ranst proposent aux Flamands une surprenante alternative aux vaccins.

By 28/01/2021 No Comments
Les dernières nouvelles liées à la Covid ont à nouveau démoralisé l’assemblée ces jours-ci. Un retard au niveau de la production des vaccins et le manque de centres de vaccination ont contribué à la décision de garder le secteur de l’horeca tourmenté et encore tous les établissements fermés pendant deux mois. Une fermeture qui dure déjà depuis six mois. Mais un monde idéal dans lequel nous pouvons déguster une bonne bière sans devoir surmonter la période de vaccination n’existe paspour l’instant. Ou peut-être bien? La brasserie de la Flandre occidentale qui est à l’origine de la bière régionale Filou s’est rendue, munie d’un chouette clin d’oeil, au marché d’Izegem afin de proposer une stratégie de vaccination alternative. Une stratégie nécessitant la réouverture de l’horeca. Avec un sens de l’humour non seulement terre-à-terre, mais surtout sain, le virologue Marc Van Ranst les a accompagnés pour faire passer le message.

Lorsque Marc Van Ranst pointe le bout de son nez ces jours-ci, les opinions sont généralement mitigées. Il y a d’un côté le groupe qui va immédiatement le féliciter pour sa contribution à la lutte contre la pandémie, et puis il y a le groupe qui se fera un plaisir de prendre une photo avec lui pour ensuite proclamer 5 minutes plus tard sur Twitter que Marc se comporte de façon irresponsable en sortant de chez lui. Il en va de même au marché d’Izegem, un grand village de Flandre occidentale où tout le monde se connait et où ce genre de visite surprise devient soudainement le scoop de l’année. Il est dix heures passées lorsqu’une petite équipe de journalistes se rend au marché hebdomadaire. Un caméraman, un ingénieur du son, l’acteur Sam Louwyck comme reporter local et enfin le virologue Marc Van Ranst. Le marché est parfaitement organisé selon les règles strictes du corona virus, avec un parcours modifié, différents postes de désinfection et la présence de stewards et de policiers. Un endroit où les règles du corona sont strictement respectées. L’endroit idéal donc pour faire un sondage à propos de la stratégie de vaccination actuelle et de la fermeture continue de l’horeca, mais aussi le décor parfait pour proposer une stratégie de vaccination alternative. Une stratégie qui créera de l’engouement.

Faites-vous vacciner cette année par une vraie piqure, cela aidera aussi l’horeca

Lorsque la majorité des personnes présentes au marché semble se faire des soucis au sujet de l’actuelle stratégie de vaccination et décrit la fermeture de l’horeca comme un gros manque de contacts sociaux, le reporter pour un jour Sam Louwyck leur propose une alternative avec le sérieux nécessaire . Et cette alternative est sortie tout droit de la production de la brasserie locale Vanhonsebrouck, où ils ont réussi dans le plus grand secret à mélanger le vaccin et la bière selon le reporter. C’est ainsi qu’est née « Filou A.C. », Filou Anti-COVID. Chaque bouteille de bière contient une dose du vaccin, il vous en faut donc deux pour être protégé. « Une situation gagnant-gagnant pour tout le monde » précise l’expert Marc Van Ranst. Le retard de production peut ainsi être comblé par la brasserie et en mélangeant le vaccin à la bière, le secteur de l’horeca peut enfin rouvrir ses portes en tant que centre de vaccination officiel. « Mais ce n’est pas tout, » ajoute Marc van Ranst. « Au lieu d’une stratégie de vaccination qui coûte cher à l’État, cette alternative permet de renflouer les caisses de l’État via l’accise sur l’alcool. Et il est peu probable que certains refusent le vaccin, car qui dirait non à une bonne bière ? » L’équipe de journalistes est d’ailleurs munie d’un chargement de doses qui semblent très convaincantes. Tellement convaincantes que la plupart des passants jouent le jeu. « Plus de piqure, mais une bouteille de bière ? Il y en a assez de stock ? », demande un des spectateurs. « Et à quelle température faut-il les conserver, monsieur Van Ranst ? », demande un autre spectateur un peu plus préoccupé. Et il y a aussi un nombre surprenant de passants qui trouvent qu’il s’agit d’une initiative fantastique et qui demandent si le vaccin sera bientôt aussi mélangé au vin ou au cava.

L’humour est bon pour la santé, nécessaire même, comme le démontre la réaction des personnes interviewées lorsqu’elles se rendent compte par après qu’il s’agissait d’une tentative pour garder la bonne humeur et faire comprendre que nous pourrons tous aller boire une bière si nous nous faisons vacciner et continuons à tenir bon. La majorité des spectateurs se met immédiatement à rire. L’un d’eux accuse Van Ranst d’être un sosie du vrai, alors qu’un autre décrit le virologue comme « un aussi grand filou que la bière même, mais un filou avec un coeur d’artichaut. »

L’équipe n’a pas encore quitté le marché via la sortie prévue à cet effet que la visite est déjà sur Twitter. Tant du côté politique que du côté civil, les critiques face à la visite du virologue à Izegem – jusque-là sortie de son contexte – ne se font pas attendre. Mais les choses deviennent plus claires grâce à la vidéo publiée aujourd’hui même. Van Ranst, heureusement imperméable à ces critiques, relativise : Quelqu’un qui prête sa voix 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 à l’annonce de nouvelles que personne ne veut entendre, peut de temps en temps aussi utiliser cette même voix pour donner ces nouvelles de façon plus ludique. L’humour et l’autodérision permettent de surmonter cette période sans devenir complètement aigris. Même si ce ne sera bien sûr pas le cas pour tout le monde. Je voudrais surtout faire comprendre que nous surmonterons cette mauvaise passe ensemble, et qu’une réouverture de l’horeca, dont on parle beaucoup en ce moment, n’aura lieu que lorsque cette période sera derrière nous. Ce n’est pas un secret que je m’engage dans des initiatives ludiques pour la bonne cause, de plein gré et pas en tant que « brand ambassador », comme j’ai pu lire dans certains articles. La critique sera toujours là, même quand je sors de la maison pour prendre la poste. Cela fait partie de mon travail. »